Déchets toxiques: livraisons de la presse en ligne
Gabon: Mounana expose ses "déchets toxiques" et veut la lumière
MOUNANA (Gabon) - "Regardez, c'est bien écrit là: toxique", dit Rodrigue Bokoko, maire adjoint de Mounana (sud-est du Gabon), brandissant un flacon récupéré, selon lui, avec d'autres "produits toxiques" sur un site d'une filiale d'Areva, à l'origine d'une polémique.
Sur le flacon, on peut notamment lire: "Sigma", "PHENOL", "For laboratory use only. Not for drug, household or other uses (Pour utilisation en laboratoire uniquement. Pas pour usage médical, domestique ou autres)". Sous une tête de mort, la mention "toxique" écrite dans six langues.
Selon la mairie, les produits incriminés proviennent du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF), ont été transportés par Geofor - un sous-traitant de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), filiale d'Areva, puis enfouis dans une décharge de la Compagnie.
"C'est ce que nous avons découvert en surface. Le reste a été enfoui", précise M. Bokoko, en costume-cravate, cache-nez blanc et gants de ménage roses, s'exprimant jeudi au crépuscule devant quelques dizaines de personnes sur l'esplanade de sa mairie, à 500 km au sud-est de Libreville.
Outre le flacon, il expose un vieux matériel de laboratoire et quelques bidons transportés dans deux cartons du commissariat de Mounana où ces "produits toxiques" étaient gardés depuis leur découverte, le 31 décembre 2009. Il déverse une petite quantité du contenu des récipients: les liquides sont blanc ou violet, picotent les narines, provoquent des toussotements.
"Monsieur le maire, il faut mettre ça dans nos bouteilles (pour en conserver)" au lieu de les laisser par terre, suggère l'une des personnes présentes.
"C'est vrai, ce sont des preuves, s'ils les font disparaître, on va se baser sur quoi?", ajoute un autre.
"C'est pas des +petits+ produits. Ceux qui disent que ce n'est pas toxique n'ont qu'à goûter!", lance un vieil homme, en regardant des agents des services de renseignements de l'armée, le B2, saisis par le procureur.
La mairie a porté plainte contre X pour "pollution délibérée de la Commune de Mounana", explique Rodrigue Bokoko.
Jusqu'à sa "démonstration" de jeudi, l'heure était au scepticisme parmi les 6.000 habitants de cette localité verte et vallonnée ayant connu le faste des années d'exploitation de l'uranium et vivant désormais dans la torpeur depuis la fermeture des mines, en 1999.
"J'ai entendu que des gens sont venus déverser des déchets toxiques à Mounana. Moi-même, je n'ai rien vu. Certains ont dit que c'était seulement des blocs", dit un Mounanais d'une compagnie pétrolière qui ne veut pas révéler son identité. "Mais est-ce qu'on fait 100 km pour venir jeter rien que des blocs? Il y a quelque chose qui se passe. Mounana n'est pas la poubelle du Gabon".
Un vieil homme, préférant aussi l'anonymat, a suivi les cartons du commissariat à l'hôtel de ville et ne cache pas ses craintes pour la suite de la procédure. Dans quelques jours, dit-il, "on va les +acheter+ et ce sera affaire classée. C'est le Gabon, c'est la politique de +l'enveloppe kaki+ (enveloppe épaisse dont on ne peut voir le contenu, souvent des gros billets)".
En public, le maire adjoint confirme que des habitants lui ont demandé s'il avait reçu des dessous de table. Il déclare, solennel: "Loin de là", avant d'assurer: "Le combat continue mais allons-y doucement. (...) Laissons le tribunal faire son travail".
(©AFP / 20 février 2010 10h12)
Déchets toxiques au Gabon: Geofor, mise en cause, dénonce une "manipulation"
LIBREVILLE - La société géotechnique Geofor, mise en cause dans une affaire de déchets présumés toxiques dans le sud-est du Gabon, a dénoncé lundi une "manipulation", assurant avoir envoyé des produits de "nature chimique" à Libreville à la demande d'un centre de recherches médicales.
"Nous sommes l'objet d'une tentative de cabbale à laquelle la société Geofor ne veut pas se prêter. (...) Tout ceci, c'est de la manipulation", a déclaré devant la presse à Libreville Me Patrice Monthé, avocat de Geofor, basée à Yaoundé. Il s'exprimait en présence du directeur des opérations du groupe, Jean-Claude Ardiaca, et de son responsable de l'Environnement, Yvon Solano.
Me Monthé a rejeté les accusations de la mairie de Mounana (500 km au sud-est de Libreville) selon lesquelles Geofor a enfoui des déchets toxiques dans une décharge de la ville appartenant à une filiale du groupe nucléaire français Areva, la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf).
Ces déchets lui ont été confiés par le Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF), selon la mairie, qui a porté plainte contre X pour pollution délibérée. La Comuf a aussi, porté plainte contre X pour "déversement de produits chimiques" sur sa propriété à son insu.
"Le CIRMF nous a demandé d'enlever du matériel réformé, usagé, qui était là-bas depuis 25 années, dont il ne savait plus quoi faire. (...) La transaction a commencé le 16 novembre et s'est terminée le 30 novembre. Nous avons fait notre travail dans les règles de l'art", a assuré l'avocat.
Le "matériel" confié à Geofor comportait notamment de vieux meubles et matériel électronique déversés à Mounana, ainsi que des "produits chimiques périmés (...) conditionnés pour ne présenter aucun risque dans leur manipulation", a-t-il précisé, brandissant un certificat du CIRMF daté du 8 décembre 2009. Ces "ordures de nature chimiques" ont été envoyées à Libreville.
"Au Gabon, actuellement, il n'y a pas de société outillée pour gérer ce type de problématique", a-t-il ajouté. Les allégations de la mairie de Mounana "sont des accusations fantaisistes qui visent à régler des problèmes auxquels nous nous sommes étrangers", a-t-il dit, sans plus de détails.
(©AFP / 22 février 2010 19h38)
Gabon/"déchets toxiques" de Mounana: vraie affaire ou coup monté?
MOUNANA (Gabon) - Vraie pollution ou coup politique? Après l'annonce de la découverte de "produits toxiques" dans une décharge d'une filiale d'Areva à Mounana (sud-est), les protagonistes de cette affaire faisant grand bruit au Gabon clament leur bonne foi.
Chez les mis en cause comme dans certains cercles du pays, on n'exclut pas l'hypothèse d'une mise en scène pour susciter des enchères à l'approche de la visite au Gabon du président français Nicolas Sarkozy, les 24 et 25 février.
"Tout ce qu'ils veulent, c'est obtenir un dédommagement", estime un fonctionnaire, parlant de ceux qui ont révélé l'affaire: les membres du Conseil municipal de Mounana, largement dominé par l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD). Ce parti a été par Zacharie Myboto, un des principaux opposants gabonais.
Les élus locaux assurent avoir pour seul souci la santé des populations en dénonçant la présence de ces produits "enfouis" dans une décharge de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf, filiale du groupe nucléaire français Areva).
"Nous avons découvert le 31 décembre 2009 sur le site de la Comuf des produits toxiques provenant du CIRMF (Centre international des recherches médicales de Franceville, près de 90 km de Mounana)", soutient Rodrigue Bokoko, un des adjoints au maire Chantale Myboto Gondjout, fille de M. Myboto.
Les substances ont été "transportées par la société Geofor (sous-traitant de la Comuf) en 27 rotations par 3 chauffeurs. Ils ont loué un bulldozer à un entrepreneur du nom de M. Saer, il leur a fallu deux jours pour (les) enfouir", ajoute-t-il. "Il n'y a aucun calcul politique".
"Ce serait extraordinaire que le CIRMF, dans ses missions de santé, de défense des populations, s'engage dans des choses qui soient contraires à l'esprit, à la morale, à l'éthique même de l'institution", affirme son directeur, Jean-Paul Gonzalez.
La Comuf, elle, a porté plainte contre X pour "déversement" à son insu "de produits chimiques" sur sa propriété.
Elle a toutefois mis en cause Geofor qui, dit-elle dans un communiqué, "semble avoir déversé de manière illicite des produits chimiques" sur sa décharge jusqu'à récemment très accessible, sur un immense terrain aux pistes bien aménagées et fréquemment empruntées, souligne un de ses techniciens.
Depuis la polémique, des barrières et agents de sécurité ont été mis aux points d'accès.
"On n'y est pour rien, dans cette histoire!", assure le technicien en faisant visiter le site incriminé à des journalistes. Un terrain plat parsemé d'herbes avec, en contrebas, un lac où la Comuf conserve tous ses déchets - "le stockage sous eau". On y voit une partie de conteneur, une vieille citerne d'où s'échappe un liquide noir huileux... "On est parti en vacances en novembre et à notre retour, paf, il y a cette histoire!".
"Nous, on peut dormir sur nos deux oreilles. (...) On a suivi toutes les procédures mais on préfère ne pas s'exprimer pour l'instant", déclare-t-on à Geofor, basée à Yaoundé, promettant de communiquer sur le dossier la semaine prochaine.
Un employé avance que Geofor n'a rien fait d'"illicite" et n'a pas transporté de produits chimiques. A quelques pas de ses locaux, il montre "des restes" de la cargaison: ferraille, carcasses de congélateurs et machines à laver...
Quid du côté santé depuis l'enfouissement des déchets supposés toxiques? "Au niveau pathologique, nous ne pouvons pas aujourd'hui affirmer ou infirmer qu'il y a eu des cas liés" à ces produits présumés toxiques, répond Dr Angélique Kombila, médecin-chef de l'hôpital Jean-Claude Andrault de Mounana. "Il faut d'abord connaître la nature même de ces déchets", ce qui n'est pas encore le cas, précise-t-elle.
(©AFP / 20 février 2010 06h15)
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Gabon : La vérité sur l’«affaire» des déchets toxiques de Mounana |
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L’Organisation non gouvernementale (ONG) Croissance Saine Environnement, a réclamé ce 11 février que la lumière soit faite sur l’«affaire» des déchets toxiques qui secoue la ville de Mounana dans le Haut-Ogooué, au Sud-est du pays. Lors d’une conférence de presse tenue le 5 février, les autorités municipales de Mounana ont dit avoir découvert des déchets toxiques le 31 décembre 2009 dans un ancien site de la Compagnie minière d’uranium de Franceville (COMUF), filiale du groupe français AREVA. |
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Suite à la brouille entre la mairie de Mounana, au Sud-est, et les responsables de la
Compagnie minière d’uranium de Franceville (COMUF) sur une «affaire» d’enfouissement de déchets toxiques dans la région, l’ONG Croissance Saine Environnement a demandé le 11 février au
gouvernement, de mettre sur pied une commission d'enquête. |
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Publié le 11-02-2010 Source : AFP Auteur : Gaboneco |
Gabon : une ONG veut une enquête sur de supposés déchets toxiques
(AFP) – 11 févr. 2010
LIBREVILLE — Une ONG gabonaise a réclamé jeudi une commission d'enquête sur l'affaire de l'éventuel enfouissement de déchets toxiques à Mounana (sud-est du Gabon), ancien site d'uranium exploité par un sous-traitant de la Comuf, filiale du groupe français Areva.
"Nous avons alerté le Premier ministre et nous réclamons une commission d'enquête sur le sujet", a déclaré le président de l'ONG Croissance saine environnement, Nicaise Moulombi.
Les élus de Mounana disent avoir découvert le 31 décembre 2009 et fait constater début janvier par des huissiers la présence de produits toxiques déversés par l'entreprise Geofor dans une "une verse (décharge) de la Comuf", la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (sud-est). Selon eux, ces produits proviennent du Centre international de recherche médicale de Franceville (CIRMF).
Les élus ont porté plainte contre X.
Mardi, le gouvernement s'est dit "surpris" et a réfuté les allégations des élus, mais a promis une enquête, alors que le directeur du CIRMF, Jean-Paul Gonzalez, a qualifié "d'impensable" l'accusation des élus assurant que "le CIRMF n'a jamais confié de produits toxiques à l'extérieur du site en 30 ans de présence à Franceville. On dispose d'un incinérateur, d'autoclaves et d'un four à stérilisation".
"Il s'agit de tirer cette affaire au clair", estime Nicaise Moulombi, qui accuse en outre le groupe "Areva au Gabon de tarder à mettre en place un Observatoire de santé pour les populations et anciens miniers irradiés à l'uranium et à assainir l'environnement de Mounana".
M. Moulombi cite notamment un rapport de décembre 2009 de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) qui affirme que le niveau de radiation à Mounana, exploité pendant 40 ans par la Comuf, est "nettement supérieur à la normale"
M. Moulombi en appelle aux autorités françaises, "à quelques semaines de la visite du président Nicolas Sarkozy, à exhorter les entreprises françaises opérant en Afrique à respecter le principe de co-développement".
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Plainte d'une filiale d'Areva au Gabon
AFP
13/02/2010 | Mise à jour : 13:11 Réagir
La Comuf, filiale au Gabon du groupe nucléaire français Areva, a annoncé une plainte contre
X "à la suite du déversement de produits chimiques" sur son site de Mounana, dans un communiqué diffusé aujourd'hui par la presse gabonaise.
La Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), détenue à 68,4% par Areva, "porte plainte contre X à la suite du déversement de produits chimiques sur sa propriété de Mounana", à 90 km
au nord de Franceville, déclare-t-elle, sans préciser la date de la plainte et la juridiction saisie.
Elle met toutefois en cause son sous-traitant, la société gabonaise de forage Geofor qui, dit-elle, "semble avoir déversé de manière illicite des produits chimiques dans l'une des verses (lieu de
stockage des minerais, NDLR) utilisées par la Comuf pour son activité de Mounana".
"Dès connaissance des faits, la Comuf s'est constituée partie civile", afin de "voir toute la lumière sur les responsabilités engagées". Elle met "ses représentants (...) à la disposition des
enquêteurs pour leur permettre de reconstituer les faits".
La plainte de la Comuf est la deuxième action judiciaire annoncée dans l'affaire des déchets supposés toxiques de Mounana.
Les élus de Mounana (sud-est du
Gabon), ancien site d'uranium exploité par la Comuf, filiale du Français Areva, accusent un de ses sous-traitants d'avoir enfoui des déchets toxiques sur le site ce que démentent mardi les
autorités et acteurs impliqués.
"Nous avons constaté que l'entreprise Geofor, qui est un sous-traitant de la Comuf, s'est débarrassé de produits toxiques (...) dans une verse (décharge) de la Comuf", la
Compagnie des mines d'uranium de Franceville, a affirmé mardi à l'AFP le premier adjoint au maire de Mounana, Rodrigue Bokoko.
"Comment savons-nous que ces produits sont toxiques? C'est simple: c'est écrit dessus et il y a des têtes de mort", a-t-il déclaré, assurant avoir fait procéder à des constats
d'huissiers après la découverte des produits le 31 décembre.
Selon lui, le chargement provient du Centre international de recherche médicale de Franceville (CIRMF), qui a engagé la société Geofor pour se débarrasser de ses produits.
"Tout cela n'a pu se faire qu'avec l'aval de la Comuf: Geofor est un sous-traitant de Comuf et le site, sécurisé, appartient à la Comuf. Ce site ne peut normalement accueillir que des
déchets de la Comuf", accuse encore M. Bokoko, qui a porté plainte contre X.
Dans un communiqué publié mardi, le gouvernement s'est dit "surpris" des accusations et a réfuté les allégations des élus. Selon Libreville, le CIRMF, mondialement réputé et
financé par Total, l'Etat gabonais et la France, a voulu se "libérer de matériels encombrants et d'équipements usagés".
"Le matériel divers a été normalement jeté dans la verse de la Comuf" par Geofor, "prestataire de service ponctuel", selon le communiqué, assurant que "les
produits chimiques et réactifs périmés ont quant à eux été normalement conditionnés et envoyés" à Libreville où ils ont été "normalement détruits".
Joint par l'AFP, le directeur du CIRMF, Jean-Paul Gonzalez a qualifié "d'impensable" l'accusation des élus. "Le CIRMF n'a jamais confié de produits toxiques à
l'extérieur du site en 30 ans de présence à Franceville. On dispose d'un incinérateur, d'autoclaves et d'un four à stérilisation. On n'a jamais déversé ou confié quoique ce soit de toxique à
l'extérieur du CIRMF".
Certains des mis en cause ont anonymement accusé les élus d'un "montage" et d'avoir "eux-mêmes apporté les bidons".
Dans son communiqué, le gouvernement a rassuré les populations, en promettant "une mission d'experts scientifiques" à Mounana, "en plus des enquêtes en
cours".
"Je déplore la réaction du gouvernement: il rassure la population et il envoie les experts. C'est le contraire qu'il fallait faire. Les populations peuvent crever", affirme M.
Bokoko.
Pour plusieurs observateurs, il s'agit avant tout d'une "lutte politique".
M. Bokoko est membre d'un des principaux partis d'opposition l'Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) de Zacharie Myboto, candidat malheureux à la
présidentielle et père de Chantal Gondjout, maire de Mounana.
Mounana est une des rares villes du Haut-Ogooué, fief du président Ali Bongo Ondimba, qui n'a pas voté majoritairement pour le président élu. Une visite du CIRMF devrait être au programme
du voyage du président français Nicolas Sarkozy, attendu au Gabon fin février.
Copyright © 2010 AFP
- 09/02/2010
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Gabon : une ONG veut une enquête sur de supposés déchets toxiques |
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LIBREVILLE (AFP) - Une ONG gabonaise a réclamé jeudi une commission d'enquête sur l'affaire de l'éventuel enfouissement de déchets toxiques à Mounana (sud-est du Gabon), ancien site d'uranium exploité par un sous-traitant de la Comuf, filiale du groupe français Areva. |
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"Nous avons alerté le Premier ministre et nous réclamons une commission d'enquête sur le sujet", a déclaré le président de l'ONG Croissance saine environnement, Nicaise
Moulombi.
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Publié le: 11/02/2010 à 12:35:39 GMT |
Source : AFP |
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